germe de conscience

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De la compétition à la coopération.

Classé dans : Non classé — 16 août, 2008 @ 5:18

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La compétition est intégrée à notre éducation. Elle forge nos systèmes de valeur, fonde nos pensées et conditionne les rapports humains dans notre société contemporaine.  Elle fût depuis des temps immémoriaux l’outil de notre faire valoir.  Elle nous a appris à connaître nos potentialités en les confrontant à celles des autres. Elle a stimulé notre ego pour lui permettre de se développer et de s’estimer dans les temps, lointains déjà, de la naissance de la conscience de soi. Elle fût un instrument utile sinon indispensable à l’évaluation de notre pouvoir personnel. Cependant elle n’est qu’un outil et non un but. De la même manière que ce qui n’est plus indispensable peut devenir un fardeau encombrant, de la même manière cet instrument d’exploration des potentialités, érigé en principe social, cause désormais de profondes dysharmonies.   La compétition cultivée comme concept de développement individuel, social et planétaire met l’accent sur le culte du soi, sépare et divise par comparaison les individus, oppose les peuples entre eux et avec leurs environnements. Ainsi elle produit les clans, les castes, les pays aux frontières artificielles qui nous privent de la liberté de circuler librement sur notre terre.  Elle a créé le culte de la force, de la violence et de la ruse. Elle a mis en place les chefs à qui nous avons remis notre pouvoir décisionnel. L’économie fondée en principe sur l’échange et la circulation de biens et de richesses a été dévoyée par cette brutalité en une lutte sauvage pour la conquête des marchés à travers l’exploitation du plus faible par le plus fort.

Par un culte quotidien rendu aux sports de compétition nous faisons notre dieu de cet outil maintenant dénaturé et mis au service de l’asservissement des masses. Avec le paroxysme des jeux olympiques qui s’annoncent, les hommes d’état s’enorgueillissent d’unifier leur pays tout en gagnant quelques points de sondage qui leur soient favorables. Si la rencontre entre les peuples est utile à leur connaissance, à leur compréhension mutuelle et à leur acceptation, la comparaison par la compétition est elle le moyen pour ces mêmes chefs d’état de renforcer, avec le patriotisme, l’artifice des frontières et des nationalités qui divisent pour mieux régner.  Alors avec ces compétitions sportives faussement pacifiques, avec ces compétitions économiques faussement équitables, avec ces compétitions individuelles faussement utiles au développement personnel naissent et sont entretenues toutes les guerres qui meurtrissent notre humanité, nos sociétés et notre planète. L’homme est dressé contre l’homme, contre son environnement, contre sa terre avec toutes les conséquences que l’on connaît.  Fort de cet éclairage, continuerons nous à pratiquer la compétition ou lui chercherons nous une alternative ? Ce conditionnement millénaire et quotidiennement entretenu est il le fait d’un choix conscient et volontaire de chacun ou l’instrument de notre asservissement par une minorité qui y a intérêt ? La recherche du bien commun exclut la compétition. Elle établit un nouveau principe fondateur, celui de la coopération. Opérer ensemble.  Une volonté commune se répandant sur terre pour le plus grand bien de chacun et de tous. La mise en commun d’objectifs basés sur le partage équitable du travail, des ressources et de la planète est la seule perspective vraiment nouvelle. Elle exclut bien évidemment la moindre notion de chef et de classe dirigeante, chacun constituant le maillon conscient, ferme, autonome et indispensable d’une chaîne de solidarité planétaire. 

La coopération va de paire avec l’acceptation de l’autre, de ses différences, de ses spécificités. Chaque individu au lieu d’être un concurrent devient un complément. Chacun et utile à tous dans la mesure ou son unicité apporte à l’ensemble une vision authentique et particulière.

L’utopie de la coopération, par nos choix quotidiens et notre volonté de la mettre en œuvre, est la seule alternative possible à la mise en esclavage millénaire du plus grand nombre par une infime minorité régnante.  Prendre conscience de l’erreur commise à travers le culte de la compétition et avoir le désir d’explorer la voie nouvelle de la coopération peut éveiller l’humanité à elle-même, lui donner la force et le pouvoir liés à la mise en commun des objectifs. 

Cultiver cette volonté en soi et autour de soi est le ferment qui nous permettrait bientôt de lever les fondations d’une civilisation nouvelle. Celle d’une fraternité humaine retrouvée soutenue par une tendresse partagée.

Faire le choix de la coopération c’est faire celui de la liberté de s’aimer tous. 

Gruchet Erik

P.S: un article intéressant et complémentaire sur le même thème sur http://www.opossum.ca/guitef/archives/003992.html

2 commentaires »

  1. Clarissa dit :

    j’ai lu votre article sur le blog de Merlina et la synchronicité était parfaite pour moi aujourd’hui. il m’a touchée et son contenu m’est allé droit au coeur. votre blog est une belle création et vos photos sont magnifiques. je vous invite sur mon propre blog, création également récente: lavoieducoeur.blogspot.com

  2. AlienCake dit :

    Bonjour,

    Je viens de lire votre post et je vous remercie pour si bien formuler ce phénomène.
    A titre d’information je suis aussi tombé sur ce blog qui, me semble-t-il, partage vos vues.
    http://le-blog-acp.blogspot.fr/2011/04/charte-universelle-des-peuples-de-la.html
    Bon courage et, puisque c’est d’actualité, bonne et heureuse année 2014

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