germe de conscience

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Archive pour le 17 août, 2008

De la croyance

Posté : 17 août, 2008 @ 7:40 dans Non classé | Pas de commentaires »

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Tout d’abord il est utile de préciser qu’une telle analyse ne se veut pas un pur exercice de style mais vise avant tout à produire des instruments pratiques et efficaces pour comprendre et agir sur notre réalité.Elle ne cherche pas non plus à servir de guide parmi un choix de croyances mais se propose uniquement de décrire un processus commun à l’humanité afin de pouvoir faire des choix clairs et de bâtir un monde plus conscient. 

Selon le sociologue Anthony Robins « une croyance est un puissant état affectif de certitude qui nous permet d’avoir une représentation relativement compacte de ce que nous pensons être la réalité, de ce que nous pensons être vrai. Elle assure la cohésion et la stabilité de notre système. » 

Dans l’observation des sociétés humaines, les croyances se révèlent être à la fois le fondement des relations interindividuelles et le moteur de nos actions. Pour éclairer leurs effets sur les relations individuelles nous savons tous que nous nous méfions de ceux que nous qualifions d’ennemis et dont nous sommes persuadés qu’ils nous veulent du mal et nous faisons confiance à ceux que nous qualifions d’amis et dont nous croyons qu’ils nous veulent du bien. Quand aux effets des croyances sur nos actions, il est clair que sans croire en la réussite de nos entreprises nous n’aurions pas l’énergie de les initier et encore moins celle de les poursuivre et de les faire aboutir. 

Ainsi est mise en évidence l’importance déterminante de nos croyances. Elles influent directement sur nos comportements et sont le carburant de nos actes qui dessinent notre monde et définissent qui nous sommes.

Les types de croyances.

Il ne s’agit pas d’établir un catalogue de recensement des croyances mais plutôt d’inviter le lecteur à analyser en lui, leurs natures, leurs fonctionnements, leurs rôles et leurs efficacités à travers sa vie. Cette connaissance puis cette prise de conscience rend à chacun son pouvoir décisionnel et créatif. 

Par définition, nos croyances sont donc l’ensemble de tous les concepts que l’on tient avec foi pour vrai. Nous les partagerons ici de façon didactique entre d’une part les croyances individuelles issues d’un chemin d’apprentissages et d’expériences personnelles et d’autre part les croyances collectives intégrées par les histoires humaines et formant un égrégore commun. Chacun construit sa vision du monde à partir de ces deux sources qui en réalité se mêlent et fusionnent en permanence. En effet, d’une part l’individu naît et évolue dans une famille et une société construites et soutenues par des croyances collectives et d’autre part ses croyances individuelles, sitôt validées par la foi de celui qui les produit, s’intègrent, complètent et teintent l’égrégore des croyances collectives de sa lumière particulière. 

1) Les croyances individuelles :  

Les croyances individuelles peuvent être modifiées relativement rapidement et relativement facilement. Comme leurs noms l’indiquent, elles sont une synthèse propre à chacun et font partie du domaine de l’expérience personnelle. Grâce à son libre arbitre et sa raison chaque individu peut les affiner et agir sur elles.

Dans le « monde des croyances » les croyances individuelles peuvent se comparer par analogie avec l’électricité au pôle positif émissif. Elles sont le principe actif évolutif et fécondant du « monde des croyances », son yin. Elles agissent dans un souci de confort, d’efficacité et de perfectionnement. Elles cherchent à expliquer l’environnement. Elles précisent les buts de chacun. Elles justifient les actions et adaptent le rôle de l’individu. Elles forgent un destin personnel. 

Les croyances individuelles sont une synthèse, fruit de la créativité de chacun. Elles sont toujours relatives. Elles évoluent au fil du temps, des expériences et de l’expansion de la conscience. Elles se modifient à la lumière d’une connaissance et d’une compréhension nouvelle. Elles transforment alors instantanément la perception et la vie de l’individu concerné. Les exemples ne manquent pas d’individus qui changent radicalement après une expérience radicale (Nde, éveil…) induisant une métamorphose de leurs croyances puis de leur mode de vie. Ils réinterprètent le présent à partir de cette croyance nouvelle. Des changements complets en accord avec cette nouvelle vision interviennent alors dans leur mode de vie et vont progressivement influencer l’entourage. Ces croyances nouvelles deviennent un germe d’évolution planté dans le terreau des croyances collectives. 

2) Les croyances collectives :  Les croyances collectives sont le pôle négatif de la création, sans référence à un jugement de valeur. Elles peuvent s’assimiler au principe passif englobant féminin, le yang. Elles reçoivent dans le but d’intégrer et de rendre accessible. Elles sont une fusion synthétique toujours renouvelée des croyances des humanités. Elles sont entretenues en lyse et recomposition par ce qu’il est convenu d’appeler l’inconscient collectif.( à découvrir la pensée novatrice à ce sujet de Vahé Zartarian sur http://co-creation.net en particulier son ouvrage nos  »pensées créent le monde »). Elle ne sont que virtuellement séparée de la croyance individuelle car elles n’ont pas de vie par elles mêmes. Elles ne se perpétuent que par le relais, l’intégration, la réinterprétation qu’en fait chaque individu à travers sa propre recréation présente. Elles assurent le continuum, la base commune, le terreau germinatif des croyances individuelles. Leur plus grande stabilité est due à leur virtualité historique. Elles permettent la perpétuation et le perfectionnement des comportements de l’espèce à travers le fil continu des générations. 

Leur plus grande stabilité ne vise qu’à la transmission des acquis mais n’implique pas leur immuabilité. Il est possible de les faire muter lorsque de nouvelles croyances révolutionnaires, introduites par des individus particulièrement créatif, intuitifs et visionnaires, sont rendues potentiellement accessibles à tous. Ces évolutions seront d’autant plus efficaces que les nouvelles croyances introduites seront pertinentes, actives sur la réalité et partageables facilement avec le plus grand nombre. 

3) Le rôle éclairant de la connaissance.  L’efficacité et la puissance de nos croyances dans la co-création de notre présent, de notre société, de notre réalité tiennent au fait qu’elles associent le concept et la foi, c’est à dire le dessin architectural de la pensée et l’énergie motrice des sentiments. C’est cette dualité pensée/sentiment, masculin/féminin, yin/yang qui concrétise tout ce qui est. 

En découvrant le rôle déterminant de ses propres croyances chacun est invité à les mettre à plat, à les inventorier, à les analyser pour vérifier qu’elles servent bien la plus grande vision qu’il a de lui-même, de son rêve et donc de son destin. 

En effet en temps que catalyseur d’actions les croyances sont un stimulant pour les plus efficaces, mais aussi une limite pour les plus inhibantes. En définissant l’homme dans sa réalité et dans son environnement, nos croyances encadrent les possibles.  La croyance en une certaine réalité permet d’imaginer des expériences qui apportent des preuves que cela fonctionne ou pas. Ces preuves valident ou non la croyance et lui permettent de s’enrichir ou de se remettre en cause. Ainsi la croyance relativement récente d’une planète terre ronde orbitant autour du soleil nous a permis de prévoir puis d’effectuer des expériences validantes. Elle a abouti à une science astronomique plus précise et plus exacte que celle se rapportant à une terre plate et fixe au centre de l’univers. 

Selon le Principe de Ramsay « Les croyances vraies sont celles qui conduisent au succès de nos actions ».Plutôt que de parler de croyances vraies nous préférons le terme de croyance juste. Comme en musique où une note n’est juste ou fausse qu’en fonction d’un contexte harmonique particulier, la justesse d’une croyance s’établie toujours en rapport à son environnement.La croyance juste sera celle qui conduira dans ce cadre précis à la pensée juste, à la parole juste et à l’action juste.  La croyance se juge aux fruits dont elle est à l’origine. La pensée, la parole et l’action justes issues de croyances justes créent l’harmonie, la compréhension, la santé, l’épanouissement, l’ouverture sur le monde, la joie. La pensée, la parole et l’action fausses, autrement dit l’erreur issue de croyances fausses, créent le chaos, le rejet, les tensions, la violence, la maladie, le repli sur soi, la tristesse. Avec la connaissance et la mise en conscience de nos croyances nous pouvons affiner nos choix et donc renforcer notre pouvoir personnel en repoussant nos limites.  Les croyances qui naissent avec la connaissance ou l’intuition se valident par l’expérience personnelle ou collective et évoluent par la suite avec l’expansion de conscience qu’elles ont induite. Comme nous l’avons vu à travers les interactions entre croyances individuelles et croyances collectives, il s’agit là d’un processus complet, sans cesse renouvelable et renouvelé. 

Est il utile de préciser que la croyance ainsi entendue se différentie complètement des dogmes qui sont figés, sans remise en cause possible et qui prétendent décrire pour toujours la vérité immuable ? Pour ce qui nous concerne la vérité est toujours personnelle, historique et change de visage en fonction de l’épanouissement de nos perceptions. 

De cette courte analyse qui vise à mettre en lumière un processus qui s’applique que l’on en soit conscient ou non, il ressort une possibilité pour chacun de pouvoir interférer efficacement dans un changement de paradigme, c’est-à-dire dans la création d’un nouveau modèle cohérent de vision du monde. 

En synthèse de ce court essai on peut dire que la connaissance de soi permet la métamorphose de nos pensées et de nos sentiments qui composent nos croyances. A leurs tours, pour celui qui les soutient et ceci au moment ou il le fait, les croyances définissent une réalité, limitent les possibilités d’action et fixent un cadre à l’expression de ce qui est. Le processus d’intégration individuelle permet l’évolution des croyances collectives par l’introduction de germe personnel dans le terreau commun.  Ce que nous accomplissons pour nous même nous le donnons à tous. Rien n’est jamais anodin, rien ne se perd, tout se transforme et se complète. 

Erik Gruchet ,Villa Belle Saint Pierre le17 août 2008 

En post scriptum un petit conte qui vaut tous les discours :

« Un paysan avec trois de ses ânes se rendait au marché pour vendre sa récolte.
La ville était loin et il lui faudrait plusieurs jours pour l’atteindre.
Le premier soir, il s’arrête pour bivouaquer non loin de la maison d’un vieil hermite.
Au moment d’attacher son dernier âne, il s’aperçoit qu’il lui manque une corde.
Si je n’attache pas mon âne se dit-il demain, il se sera sauvé dans la montagne ! 
Il monte sur son âne après avoir solidement attaché les deux autres et prend la direction de la maison du vieil hermite. Arrivé, il demande au vieil homme s’il n’aurait pas une corde à lui donner. Le vieillard avait depuis longtemps fait vœux de pauvreté et n’avait pas la moindre corde, cependant, il s’adressa au paysan et lui dit : 

« Retourne à ton campement et comme chaque jour fait le geste de passer une corde autour du cou de ton âne et n’oublie pas de feindre de l’attacher à un arbre. »

Il monte sur son âne après avoir solidement attaché les deux autres et prend la direction de la maison du vieil hermite.

Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce que lui avait conseillé le vieil homme.

Le lendemain dès qu’il fût réveillé, le premier regard du paysan fût pour son âne.

Il était toujours là !

Après avoir chargé les trois baudets, il décide de se mettre en route, mais là, il eut beau faire, tirer sur son âne, le pousser, rien n’y fit.

L’âne refusait de bouger. Désespéré, il retourne voir l’Hermite et lui raconte sa mauvaise aventure.  « As-tu pensé à enlever la corde ? » lui demanda-t-il. Il n’y a pas de corde répondit le paysan.  « Pour toi oui mais pour l’âne… » Le paysan retourne au campement et d’un ample mouvement, il mime le geste de retirer la corde. 

L’âne sans aucune résistance le suit.

L’âne croit être attaché…

Ne nous moquons pas de cet âne.

L’âne voit son maître jours après jours faire le geste de l’attacher avec une vraie corde. Maintenant lorsque son maître fait le geste, il croit être attaché.

Nous sommes souvent comme cet âne, ce qui a donné naissance à une croyance, la corde peut bien disparaître, la croyance, elle, demeure… »    

 

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