germe de conscience

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Archive pour juillet, 2010

Eveil de la conscience économique.

Posté : 25 juillet, 2010 @ 5:56 dans Non classé | Pas de commentaires »

l'étoile

En août 1971, aux Etats Unis, le président Nixon poussé par le loby financier décida de suspendre la convertibilité en or du dollar. Ce fut la fin de «  l’étalon change-or qui permettait des parités fixes entre les monnaies empêchant ainsi la spéculation et assurant la stabilité de l’économie mondiale. 

 Depuis, sous prétexte de  « libéralisation » qui est un détournement abusif par la mafia financière de l’étymologie du mot liberté,  l’abandon des règles d’entente économique et des disciplines monétaires a introduit à l’échelle mondiale une obligation de profits à court terme à travers les paris et la spéculation qui détournent les flux financiers des investissements productifs utiles à tous à savoir la formation, les projets structurants, la recherche et l’emploi . Ces derniers, pourtant indispensables pour le développement et le bien être des peuples, ne sont rentables que sur le moyen et long terme et n’attirent pas les spéculateurs. 

 

 Dans le même temps des hommes politiques corrompus ont permis aux États de déléguer leurs politiques monétaires aux banquiers non élus démocratiquement, leur offrant le privilège d’émettre les monnaies seuls et sans contrôle . Ils sont maintenant, en toute légalité, les seuls à pouvoir nous vendre du papier au prix du dollar, de l’euro ou de la livre avec en plus des intérêts à payer. 

  

Le  « nouveau désordre mondiale » financier et monétaire ainsi créé est dominé par la loi du plus fort et par des intérêts particuliers. L’intérêt collectif n’y a plus de défenseur. 

Les causes de la crise profonde que nous vivons sont donc : 

-      D’une part le néolibéralisme qui est une dictature du profit financier à court terme sans création de richesses physiques et sans contrôle possible démocratique. L’argent n’y est plus un moyen d’échange entre les hommes mais un carburant voué à la spéculation  au jour le jour avec une frénésie névrotique sans rapport avec l’environnement physique et dans l’inconscience des conséquences sociales. 

-       D’autre part l’attribut essentiel des États, qui est l’émission de monnaie en vue de projets correspondant à l’intérêt général (grands équipements, recherche et développement, santé publique …) leur échappe désormais totalement au profit d’agents financiers privés non élus démocratiquement : c’est le principe d’une dictature. 

Aucune amélioration au sein du système ainsi structuré ne peut constituer une solution durable. En effet, ajouter sans orientation impérative de la monnaie à la monnaie ou du crédit au crédit comme tente de le faire nos Etats ne fait que gonfler la bulle financière au détriment du travail et de l’équipement productifs qui n’attirent définitivement pas les joueurs avides de profits immédiats. Contrairement au vocabulaire trompeusement choisi chaque jour dans vos journaux télévisés il n’y a plus d’investisseurs à la bourse il ne reste que des spéculateurs. 

L’impératif incontournable est donc que les nations se réapproprient l’instrument monétaire et émettent du crédit productif dans les secteurs vitaux : recherche, infrastructures (énergie, transports, communications) et machines-outils.  L’épargne doit en même temps être réorientée vers la reconstruction et la réhabilitation du cadre de vie urbain (logement, aménagement de la ville) et de l’espace naturel (reconstitution du sol et du paysage). 

L’implosion du système existant est maintenant inéluctable. L’économie casino repose sur une logique d’élimination et de monopolisation : comme autour d’une table de roulette, si le jeu continue, tous les joueurs finissent par perdre et c’est la banque qui, seule, gagne – mais sans partenaires ou clients pour continuer à jouer. La bulle spéculative est donc, par sa nature même, destructrice des fondements de l’économie. C’est la « logique » des métastases cancéreuses qui gonflent jusqu’à détruire son hôte. Aujourd’hui plus de 92% de la masse monétaire mondiale ne sert plus qu’à spéculer à la bourse d’un jour sur l’autre privant bientôt l’humanité entière de toute possibilité de développement. Le sang de l’économie est détourné de sa fonction vivifiante par ces drogués du jeu, ces vampires du pouvoir. Inconscients de ce qui les attend ils courent à leur perte et nous entrainent tous avec eux. La prise de conscience de leurs agissements par les peuples est la principale menace pour cette dictature financière mais aussi leur unique possibilité de salut car, dans leur aveuglement, ils vont inéluctablement au mur. 

En France la constitution de notre Ve République proclame dans son article 2, que « le principe de la République est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple »

 

Nous sommes maintenant en droit pour nous même et en devoir pour les générations à venir de reprendre les pouvoirs que nous avions délégués aux corrompus, aux inconscients et aux incompétents pour sauver la planète  de l’âge sombre qui se prépare. 

 

Pour pouvoir agir sur les deux causes qui génèrent la crise actuelle, la dictature du profit financier à court terme et le monopôle de l’émission de monnaie par les banquiers il faut rapidement : 

 

-        Destituer les suppôts politiques du pouvoir oligarchique par un vote massif populaire en faveur de ceux qui à « droite » comme à « gauche » ont pris conscience de la nécessité de métamorphoser le système au profit du bien commun. Ceux la, en dépit de leur divergence sur quoi faire avec l’argent retrouvé, doivent impérativement s’unir pour avoir une chance contre la puissance à abattre.  

 

-      Dénoncer les traités et les lois qui empêchent les Etats d‘émettre de la monnaie afin de réaliser des investissements structurants et productifs. 

C’est la dictature financière qui est la cause première du chômage. C’est le monopôle de l’émission de l’argent par les banquiers qui est la cause première du surendettement de toutes les nations du monde.                  

Ce n’est qu’en traitant efficacement ces causes que nous pourrons envisager un développement économique durable, mieux partagé et visant au bien être de tous. 

  Erik Gruchet 

Le golf du Mexique, catalyseur de conscience.

Posté : 23 juillet, 2010 @ 6:01 dans Non classé | 1 commentaire »

Radiance

Tout à commencé en  1951 en Union Soviétique par l’intuition fondée sur une convergence de donnée d’un ingénieur russe,  Nikolaï  Kudryavtsev,  qui présenta lors d’un congrès soviétique sur le pétrole la théorie dite « russo-ukrainienne » du pétrole abiotique. La science soviétique démontra alors  l’impossibilité thermodynamique de la création biotique et sédimentaire du pétrole, théorie qui prévaut encore en occident, et précisa les critères physiques nécessaires à la création de pétrole abiotique, notamment une pression d’au moins 30 kbar – pression que l’on trouve au niveau du manteau terrestre. Des expériences combinant du marbre et de l’oxyde de fer sous une pression de 50 kbar et une température de 2000°C générèrent spontanément des suites hydrocarbonées caractéristiques du pétrole naturel.

Après la seconde guerre mondiale, les stocks de pétrole du Moyen-Orient et de diverses régions sous contrôle allié confortèrent la science occidentale dans la nature purement biologique du pétrole (car ce  pétrole se trouve dans des couches sédimentaires) et tout autre interprétation, comme toujours quand l’argent et la politique se mêlent de trop près à la science, fut rejetée d’office.

 Les Soviétiques, eux, n’avaient pas accès à ce pétrole « facile » et Staline mis en place un programme de recherche pour trouver des sources alternatives.  En 1970 les Russes ont creusés le puis SG3 dans la péninsule de Kola, un puis d’exploration pétrolière qui a atteint la profondeur record hallucinante de 40230 pieds ( 12 230 mètres). Depuis les russes (compagnie pétrolière Yukos) ont discrètement creusé 310 puis en profondeur et les ont mis en production. En 2009 la Russie a dépassé en production l’Arabie Saoudite comme premier producteur mondial de pétrole.

Comme le confirme le journal économique « La Tribune » du 04/01/2010 « La production pétrolière russe a renoué avec la croissance en 2009, progressant de quelque 1,5% pour atteindre un nouveau plus haut post-ère soviétique (…)  D’après des données du ministère de l’Energie publiées samedi, la Russie a extrait 9,925 millions de barils par jour l’an dernier, devançant de 10 ans les prévisions de croissance ce qui fait du pays le premier producteur mondial de brut.  La reprise d’une tendance haussière est plutôt une surprise puisque, à la fin de 2008, les analystes avaient tous tablé sur une poursuite de la baisse en 2009 au vu de l’absence de nouveaux développements de champs et du recul des cours du brut. »

Comme la croûte océanique est plus mince que les plaques continentales, plusieurs projets de forage océanique ont vu le jour et les compagnies pétrolières occidentales dont BP ont tenté de rattraper leur retard en s’attaquant aux forages en grande profondeur sans en maîtriser comme les russes la technique et en prenant de grands risques. Dans le golf du Mexique BP aurait foré en réalité jusqu’à 12 000 mètres, 12 km dans la croûte terrestre à une profondeur de 1500 mètres sous la surface de l’eau. A cette profondeur  la pression de l’eau y est d’environ 151 Bar ( 2 bar pour la pression dans un pneu !)… et le pétrole abiotique qui a  jailli avec d’autres gaz très toxiques sortent à une pression de près de 5000 Bar soit entre 40 et 50 fois plus que la pression d’un puis classique foré dans une couche sédimentaire…  C’est cette pression phénoménale et inattendue par la compagnie qui a brisé tous les dispositifs de sécurité et  causé l’explosion du puis le 22 avril 2010. 

Depuis 4 mois on nous a menti sur la qualité et la quantité de pétrole qui jailli de ce volcan sous marin et également par omission sur la nature des gaz et des composés hyper toxiques qui accompagnent ce brut abiotique. Dans la mer du golf du Mexique, d’importantes nappes de pétrole ont en effet été découvertes en profondeur par des scientifiques de plusieurs universités américaines. Ces nappes qui ne sont pas apparentes,  sont épaisses d’une centaine de mètres et s’étendent sur 16 km de long et sur 5 km de large. 

« Il y a une quantité abominable de pétrole dans les profondeurs en comparaison avec ce vous voyez à la surface. Il y a une énorme quantité de pétrole sur plusieurs couches, qui s’étagent sur trois, quatre ou cinq niveaux », a expliqué une chercheuse de l’université de Géorgie, Samantha Joye, au New York Times. « Ces nappes ont provoqué une baisse de 30% de la quantité d’oxygène dans la zone, menaçant de tuer la majorité de la faune marine dans les deux mois. Cette découverte laisse à penser que l’estimation de la quantité de pétrole s’échappant de la plate-forme Deepwater, qui a sombré le 22 avril dernier suite à une explosion, a été largement  et volontairement sous-évaluée. BP, l’exploitant du site, estime que 800.000 litres de pétrole se sont déversés chaque jour dans le golfe du Mexique. Mais plusieurs experts parlent d’une quantité 5 à 20 fois plus élevée. » Source La Tribune 

 De plus ce pétrole qui vient du manteau terrestre n’est pas un pétrole ordinaire. Il est accompagné de substances organiques volatiles qui ont été mesurées sur le site par l’organisme officiel américain de contrôle EPA :  N°1 du sulfure d’hydrogène dont le niveau autorisé est de 5 à 10 part par milliard, le niveau mesuré sur site est de 1200 PPM , N°2  du benzène extrêmement toxique et particulièrement cancérigène : niveau sûr de 0 à 4PPM , mesuré au dessus de la fuite 3000 PPM, N°3 Chlorure de méthylène : niveau respirable 61 PPM, niveau mesuré sur place 3000 à 3400 PPM. Même dilués dans l’atmosphère ces composés organiques hyper toxiques  représentent pour tous les habitants du golf du Mexique une grave menace de santé publique à court et moyen terme, menace dont les populations ne sont pas informées. Que dire de la menace qui pèse sur ceux qui travaillent directement sur le site et à la dépollution ! 

Non content  de cette avalanche de produits toxiques naturels  BP a décidé pour des raisons économiques d’en rajouter avec l’utilisation massive du dispersant « Corexit » produit par la société NALCO,  dont ils sont actionnaires,  sur la nappe de pétrole pour tenter de la faire disparaître à la vue des observateurs. Des millions de litres de Corexit 9500 sont pulvérisés par avions sur la nappe de pétrole. C’est un dispersant extrêmement toxique et volatile ( Dr. Rron Tjeerdema de l’UC Davis ). Après l’analyse par BP des coûts pour le nettoyage des côtes et le coût de l’utilisation des dispersants chimiques il a été décidé que ce serait les dispersants pulvérisés dans la mer qui seraient privilégiés. Ils transforment un problème en deux dimension (à la surface) en un problème en trois dimensions en diluant le nouveau composé pétrole/dispersant dans l’eau de mer, nouveau composé dont on ne sait que peu de chose quant à sa rémanence et à sa toxicité. L’accréditation donnée par l’organisme de contrôle américain EPA pour ce dispersant est faite sur un délai d’expérimentation de 96 heures sur ce dispersant et le milieu ou il est placé. Les rythmes cardiaques des poissons et des larves sont modifiés mais au bout de 96 heures, limite de durée de l’étude pour l’accréditation, aucun poisson n’est mort. Par contre les scientifiques montrent que dans temps, au bout de 15 jours 90% des poissons meurent.  Le dispersant fait perdre au pétrole sa capacité naturelle d’adhérer à lui-même et de se dissocier de l’eau environnante. Il fond en quelque sorte et se dilue dans l’océan en une nouvelle molécule. Les couches lipidiques du pétrole sont très proches des couches lipidiques qui isolent l’intérieur des cellules vivantes du milieu extérieur. Ces couches sont l’essence même de la vie sur la planète et dans les océans. La dilution de millions de litre de ce dispersant dans l’océan remet en cause tout le processus de la reproduction des organismes unicellulaires, de toutes les larves, du plancton et in fine de toute vie. Déjà de nombreuses pathologies apparaissent pour ceux qui sont au contact de ce mélange de dispersant et de pétrole car le Corexit permet à la substance toxique de traverser la barrière lipidique de la peau et fait éclater les globules rouges ! Ce produit n’a jamais été utilisé à une telle échelle, c’est une expérimentation en directe et grandeur nature sans filets… Le but étant, je le rappelle, de cacher la marée noire et d’économiser sur la dépollution physique des côtes. 

Pour ce qui est du volcan de pétrole, après de nombreuses tentatives toutes infructueuses pendant 4 mois,  BP a finalement réussi le 15 juillet à poser un dôme de confinement pour tenter d’interrompre le flot de brut. Sans crier victoire un début de sortie de crise semblait possible mais c’était sans compter sur la formidable pression de ce pétrole des profondeurs car comme l’annonce le journal « France soir »dans son édition du 21 juillet 2010 :  « Le dôme paraissait pourtant tenir toutes ses promesses. BP avait affiché son intention de le maintenir fermé jusqu’en août afin de permettre d’achever la création de puits secondaires. Seulement, les autorités américaines ont diffusé, dimanche dans la soirée, une lettre de l’ex-amiral de la garde-côtes, Thad Allen, chargé des opérations de nettoyage, adressée au directeur général de BP, Bob Dudley. Celle-ci évoque une nouvelle fuite et des «anomalies de nature indéterminée à la tête du puits ». « Je vous invite à me fournir au plus vite une procédure écrite pour l’ouverture de la vanne (du dôme de confinement), si la fuite d’hydrocarbure décelée près du puits se confirme », ajoute le courrier qui n’exige pas pour autant de BP qu’il enlève l’entonnoir qui empêche le jaillissement du pétrole depuis jeudi. « Nous voulons éviter tout dégât irréparable qui déboucherait sur une des fuites non contrôlée au fond de l’océan », a expliqué Thad Allen dimanche.  Depuis de nouvelles fuite à 13 kilomètres du puis ont été détectées. Le fond marin fragilisé, soumis aux pressions opposées de la colonne d’eau et de la pression tellurique du pétrole des  profondeurs,  est en passe de céder ! 

Un certain nombre de conclusions s’imposent suite à cette catastrophe écologique majeure ou nous sommes tous plongés par l’avidité des compagnies pétrolières internationales et des lobbies financiers. 

1-      Le pétrole n’est pas une ressource finie et limitée produite par la décomposition au cours des millénaires de matières organiques emprisonnées dans des couches sédimentaires mais il est produit en permanence à partir de la roche ferrugineuse  grâce aux conditions de pression et de température qui règnent entre la croute terrestre et le manteau profond. Le  pétrole que nous exploitons actuellement correspond à la migration naturelle de ce pétrole profond abiotique à travers des fractures de la roche mère et retenu par des couches sédimentaires superficielles. C’est en quelque sorte le sang de notre planète et notre cupidité particulière et collective pourrait aboutir à une hémorragie définitive ! 

2-      L’avidité dans laquelle s’est engagée l’humanité guidée par une élite assoiffée de pouvoir et d’argent est sur le point d’emporter toute vie sur notre planète. S’enfoncer la tête dans le sable en attendant que ça aille mieux est maintenant suicidaire.  Le but de notre vie est il d’avoir des véhicules de plus en plus rapides  et des écrans de plus en plus plats ? Eviter maintenant cette question, source possible d’une prise de conscience individuelle et collective, nous amènera à une fin logique. Si c’est notre choix  et si c’est le non avenir que nous choisissons pour nos enfants, qu’il en soit ainsi ! 

3-      A qui profite le crime ? Une nature exsangue et une humanité passablement décérébrée par des divertissements puériles et fuyant ses peurs dans toujours plus d’avoir est un constat difficilement discutable.  Est-ce vraiment notre choix conscient ou sommes manipulés depuis des millénaires pour servir des intérêts qui ne sont pas les nôtres ?  Existe-t-il des forces anti humaines qui conditionnement notre abrutissement collectif ou sommes nous « naturellement » débiles ?  Les réponses et les révélations sont maintenant accessibles à qui fera l’effort de les chercher. Abandonnerons nous notre pouvoir personnel et collectif comme des moutons qui après avoir été tondus sont finalement menés à l’abattoir ? 

Ou peut être pensons nous encore que  « tout va très bien, madame la marquise » 

Sans ironie et avec toute mon énergie, Erik Gruchet, Saint Pierre le vendredi 23 juillet 2010. 

 

Fin de l’illusion

Posté : 11 juillet, 2010 @ 6:11 dans Non classé | Pas de commentaires »

ciel de nuage

Au service de qui sommes-nous ? Pour qui travaillons-nous ? Dans quel but pillons-nous la terre et accumulons-nous toutes ses richesses ? Pourquoi tous ces déséquilibres en nous et sur terre? 

Le système d’exploitation de la planète et de l’humanité inconsciente est bâti sur un triangle déjà pluri-millénaire: le bétail humain qui doit rester soumis- les peurs qui servent à le soumettre – et enfin le bon berger protecteur qui récolte les fruits. Tous les systèmes actuels dérivent de celui-ci.

 Le bétail humain, c’est nous tous, sans exception. Nous sommes tous des esclaves au service de nos femmes, de nos maris, de nos enfants, de nos parents, de nos patries, de nos nations, de nos industries. Nous sommes intimement persuadés que nous sommes des être faibles, impuissants et isolés, que nous sommes débiteurs et que nous devons travailler et souffrir pour compenser.  Faux honneurs, petites gloires, faibles pouvoirs et récompenses sucrées sont les appâts qui nous maintiennent en servitude.  Les peurs cultivées au quotidien servent à entretenir l’illusion que nous sommes réellement des êtres faibles, sans pouvoir, mortels, incapables de perfection et in fine totalement dépendant du hasard. Ce sont la peur de la solitude, la peur de l’autre, la peur de manquer, la peur d’être malade, la peur de ne pas être aimé, la peur de mourir.

 Le bon berger protecteur arrive à la rescousse dans ce plan d’asservissement comme la solution à tous nos problèmes que le bétail humain ne peut  résoudre seul. Il prend la forme d’un état nation, délimité comme un enclos, policier et légiférant et qui prélève sa dîme sur le travail du peuple. Il prend la forme d’une institution médicale dont la survie est liée à l’asservissement par la maladie et qui n’enseigne pas la santé. Il prend la forme d’une production de masse industrielle plagiant l’abondance mais semant la désolation dans les esprits et la pollution dans la nature. Il prend la forme des religions salvatrices qui font croire à un avenir meilleur en privant l’être humain de son présent créateur. C’est à travers ces  « bons bergers protecteurs » que l’élite des faux dieux récolte les fruits et pressure la planète. C’est l’unique fonction du bon berger : tondre le cheptel humain, le conduire à l’abattoir et exploiter la Terre tout en faisant croire qu’il aide et protège. 

Ce système n’est ni  bien ni mal, c’est celui que nous cautionnons au quotidien par nos croyances et nos soumissions. Il durera autant que notre inconscience mais ne pourra coexister avec une vision lucide et pénétrante de ce qui est. En vérité, sommes-nous ces êtres faibles, impuissants et mortels, soumis à leurs désirs et à leurs pulsions compensatrices. Nous, seuls, avons la réponse. Ecoutons notre intuition primordiale.  Il en sera fait suivant notre conscience ou notre inconscience. Rien ni personne ne peut nous être d’aucune aide dans la réalisation de notre nature première. Ce que nous accepterons perdurera, ce à quoi nous renoncerons intimement cessera.  A qui sert ce formatage de nos esprits ? A qui profite ces crimes millénaires contre l’humanité ?   

En vérité c’est à notre prise de conscience que ce système rend grâce car il nous a semblé jusque là que nous ne pourrions changer avant que la situation ne devienne intolérable. Ce temps est enfin arrivé. Réjouissons nous car sur la ruine des temples pourra naître la fleur d’une liberté créatrice sans dieux ni maîtres. En abandonnant le rôle qui nous était jusqu’alors dévolu de pauvre mouton, c’est tout le système qui s’effondrera. En effet si, par extraordinaire, le pauvre mouton se découvrait être l’incarnation de la toute puissance créatrice de vie toutes les peurs s’évanouiraient et « le bon berger » n’aurait plus aucun pouvoir. L’avènement de l’Homme libre ne passera pas par la pose de rustine sur le vieux mais par la métamorphose de la chrysalide en papillon. 

Saint Pierre le mercredi 7 juillet 2010. 

 

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