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La prédation

Posté : 8 novembre, 2012 @ 9:06 dans Non classé | Pas de commentaires »

La prédation

Dans l’ouvrage final de Castaneda,
Le Voyage définitif (Editions du Rocher publié sous le titre original “The
Active Side of Infinity”, le côté actif de l’infini), Don Juan met Castaneda au
défi de réconcilier l’intelligence de l’homme, dont témoignent toutes ses
prouesses, avec “la stupidité de ses systèmes de croyance… la stupidité de
son comportement contradictoire”. Don Juan associe cette contradiction
flagrante dans l’intelligence humaine avec ce qu’il appelle “le sujet des
sujets”, “le coeur du sujet”, “le sujet le plus sérieux de la sorcellerie”. Ce
sujet concerne la “prédation”. A l’étonnement horrifié de son élève, le vieux
sorcier explique comment le mental humain a été infiltré par une intelligence
extraterrestre:

“Nous avons un prédateur qui est venu des profondeurs du cosmos et qui contrôle
notre existence. Les êtres humains sont ses prisonniers. Le prédateur est notre
maître et seigneur. Il a fait de nous des êtres dociles et impuissants. Il
réprime toute velléité de protestation! Si nous voulons faire preuve
d’indépendance, il exige que nous rentrions dans les rangs! Les sorciers sont
convaincus que les prédateurs nous ont imposé nos systèmes de croyance, nos
conceptions du bien et du mal, nos mœurs sociales. Ce sont eux qui suscitent
nos espoirs et nos attentes, nos rêves de réussites et nos peurs de l’échec.
Ils insufflent en nous la convoitise, la cupidité et la lâcheté. Les prédateurs
ont fait de nous des êtres suffisants, routiniers et des maniaques de l’ego”.

Les écrits Gnostiques contiennent
des descriptions de prédateurs extraterrestres appelés les Archontes, Arkontai
en Grec. Les Codex de Nag Hammadi  préservés de la destruction systématique de l’église
chrétienne naissante dans une jarre depuis le 3ième siècle après J.C
et découverts en 1945,  les décrivent comme des créatures lourdes,
ténébreuses et fuyantes. Les noms les plus communs qu’ils leurs attribuent sont
“créatures de l’ombre, simulacres”. Pourrait-on comparer les Archontes aux
“ombres boueuses” décrites par Don Juan? Cette question soulève la
problématique plus générale des parallèles existant entre le shamanisme
Toltèque de Méso-Amérique de Don Juan et le shamanisme des Ecoles des Mystères
de l’Europe antique. Les Gnostiques étaient non seulement vigilants quant à
l’intrusion des Archontes, ils étaient aussi profondément conscients de la
possibilité que des humains soient totalement “archontisés”. Cette menace
paraît avoir émergé d’une manière particulièrement alarmante lors  du premier siècle de l’ère commune, lorsque
l’incarnation du Christ est dite avoir eu lieu, selon la croyance Chrétienne.
L’époque et la région dans lesquelles le façonnage Archontique du caractère
humain s’est implanté avec force sont toutes deux spécifiées dans les textes de
Nag Hammadi. Sa signature est “l’idéologie autoritaire”, la mentalité de
domination fasciste et patriarcale. Il est significatif que le terme
“Archontes” désignait communément les “gouverneurs” ou les “autorités” du temps
des Romains. Les “autorités” se comportent comme des zombies spirituels, des
entités qui se caractérisent par un mélange étonnant de fixations mystiques
patriarcales et militaristes.

Selon le psychiatre Wilheim Reich,
ces fixations, focalisées sur l’idée maîtresse d’un Dieu transcendant au-delà
de la Terre, émergent de la répression et du détournement des sensations
somatiques. Avec l’ensemble des religions issues du livre (judaïsme, christianisme,
islam), l’humain à été spirituellement coupé de ses racines, enfouies en la
Terre/mère. Il fut soumis au dictat d’un dieu extérieur autoritaire, jaloux,
dispensant commandements et punitions et établissant un système pyramidal d’autorité
fondé sur la force, la peur et la coercition. Des milliards d’individus vivent
maintenant avec cette croyance qui les coupe de la vraie source patente en
toute forme de vie et soutenue par notre planète Terre avec les dégâts que l’on
constate.

Les observateurs Gnostiques,
contemporains de l’émergence du Christianisme, perçurent l’idéologie de la
salvation de la même façon que l’auteur américain Philip K. Dick la perçut:
comme un virus idéologique intégré à nos croyances afin de contraindre et de
limiter notre évolution. Nous ne pouvons atteindre que ce que nous avons rêvé
et imaginé. La croyance en un messie ou en un sauveur extérieur non humain dépossède
automatiquement  l’individu de son libre
arbitre, de son auto correction intuitive et institue la délégation de pouvoir
comme mode falsifié de fonctionnement pour la société humaine. Le jugement
dernier, le mythe de l’apocalypse et la soumission dans la passivité d’une
fausse espérance sont les corolaires de cette croyance qui génère des fixations
pathologiques de personnalité. Elles sont à mettre en parallèle avec les
millions de morts et toutes les violences perpétrées au nom de ces religions et
qui s’intensifient encore aujourd’hui !

Les Gnostiques avaient expérimentés  que nous ne pouvons définir réellement ce qui
est humain qu’en faisant face à ce qui est dément et inhumain en nous-mêmes.
Définir l’humanité, c’est intrinsèquement la défendre contre la perversion de
sa nature première en rapport direct avec la source de notre Terre/mère qui Elle est amour inconditionnel. Les
Gnostiques affirmaient que la capacité de perversion de l’humanité, ou
déshumanisation, est au cœur de notre mental  mais que cette capacité seule n’est pas
potentiellement perverse. L’influence des Archontes ne consiste pas à
nous faire nous tromper mais à nous faire, au travers principalement de la
distraction et de l’hébétude, négliger nos erreurs de sorte qu’elles prennent
une proportion telle qu’on ne puisse plus y remédier.

Ce court texte est très fidèlement
tiré des travaux de John Lash, chercheur spirituel éveillé qui depuis trente
années maintenant tente de sortir des décombres les lumières de l’antique
connaissance. Elle y avait été ensevelie par ceux qui cherchent le pouvoir sur
les autres et qui sont aveuglés par les fausses promesses de la facilité. J’invite
le lecteur francophone à consulter assidument l’excellent travail de traduction
de son œuvre entrepris sur le site www.liberterre.fr/metahistoire/index.html  afin
qu’il façonne en lui l’or de son alchimie propre.   

Erik Gruchet, Saint Pierre le jeudi
8 novembre 2012

 

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