germe de conscience

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Archive pour avril, 2013

L’indigence programmée de la foi

Posté : 28 avril, 2013 @ 6:50 dans Non classé | 2 commentaires »

La spiritualité et les religions sont antinomiques. Elles s’exclues mutuellement. La spiritualité est l’expérience instantanée individuelle directe avec la source commune première  alors que les religions visent à lier et maintenir socialement les êtres humains entre eux par l’intermédiaire de dogmes et de rituels révélés.

Les croyances dérivées des religions dites du Livre à savoir le judaïsme, le christianisme et l’islam ont institué l’impuissance de leurs fidèles en plaçant la source de tout pouvoir à l’extérieur de l’humanité. Il s’agit d’un Dieu extraterrestre paternel autoritaire, dictant table de la loi et règlements plus ou moins ineptes auxquels ses adeptes soumis sont contraints. Freud appelait ça une projection anthropomorphique d’idées humaines sur l’inconnu. L’abandon de souveraineté, qu’implique la croyance en une autorité extérieure omnipotente supérieure, prive à jamais le fidèle de toute possibilité d’unification et de l’épanouissement légitime de sa complétude, ici et maintenant. Qui qu’il soit et quoi qu’il fasse, l’homme ne saurait connaître Dieu ! Seule les prières et les supplications sans fin peuvent attirer Ses bonnes grâces. Elles sont autant de déclaration d’impuissance réitérées plusieurs fois par jours par le fidèle. Un tel concept de soumission, lorsqu’il est institué et universalisé, est une fabrique mentale automatique de moutons blancs ou de moutons noirs. Les moutons blancs soumis espèrent que leur servilité sera récompensée dans un avenir improbable et les moutons noirs rebelles se battent contre des moulins à vents qu’ils s’imaginent être la source extérieure de tous leurs maux.

Ce concept de divinité séparée omnipotente et de créature soumise institue  la dualité comme référent. La blessure, la faille ouverte entre l’homme et son créateur par le sécateur de cette croyance prive l’adepte de toute possibilité d’unification. Cette dichotomie  névrotique fût scarifiée dans la chaire et le mental  humain depuis la nuit de nos temps afin de forger la colonne vertébrale de tous les systèmes de contrôle pyramidaux de pouvoir. La violence et la peur sont leurs bras armés. La caste des prêtres, pope, pape, imams  et autres patriarches d’une part, celle des politiques d’autre part et celle des banquiers enfin forment le trépied instrumental qui assoit la domination des « puissants ». La fonction des religions est uniquement d’assumer la part qui lui revient dans ce tripalium.

Toute expérience religieuse prend sa source en la peur. Essentiellement la peur de sa propre impermanence que l’on cristallise dans le cycle naissance/reproduction/mort et de façon corollaire, celle de la souffrance qui lui est associée. Se servant de cette peur, la foi religieuse joue le rôle de l’aspirine sur la douleur, elle la masque pour un temps et donne l’illusion de la guérison. La puissance d’une fausse croyance interprétée par la force alchimique du mental/cœur humain est en effet si créatrice que toute les chimères peuvent voir le jour et prendre corps par ses yeux. Le fait de définir religieusement  les limites liées à l’humaine condition, en les  opposant  à la perfection divine inaccessible,  fixe les consciences dans une rigidité stérile, débilitante et paralysante.  Ils ne le savent que trop les malins qui ont gravé dans le marbres les dictats illusoires des tables de leurs lois.

Pourtant, seule l’expérience directe, sans guide et sans analgésique peut délivrer de cette peur. C’est la porte étroite de la claire vision. Pour voir, il n’est pas possible de passer par les yeux des autres fussent ils illuminés ! L’usage de la conscience est sans intermédiaire et sans règlement. L’indépendance d’esprit et son ancrage dans l’attention au moment présent est le seul préambule à une lucidité retrouvée.  L’individu qui s’y tient est alors libre d’être. Cette liberté signe la fin de la domination des plus puissants et des plus rusés sur la masse de leurs congénères. La santé  retrouvée par chaque individu du corps social humain planétaire ouvre l’accès à la conscience commune. Toute expérience spirituelle prend sa source dans l’expérience directe. Tout le reste n’est que manipulation.

A tous ceux qui se réjouissent d’avoir un bon berger, qu’il en soit fait selon leur volonté de moutons. Aux autres qui s’essaient à l’autonomie créatrice, qu’ils se saisissent de leur pouvoir personnel, le revendique, l’exercent et  persévèrent contre vents et marées.

Erik Gruchet , Saint Pierre le dimanche 28 avril 2013.

 

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