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Archive pour le 12 septembre, 2014

Constitution késako?

Posté : 12 septembre, 2014 @ 9:27 dans Non classé | 1 commentaire »

Constitution késako ?

Quelle est la fonction première d’une constitution ?

La constitution sert à garantir à chacun le respect de ses droits. Elle est le contre pouvoir indispensable qui contrebalance les abus administratifs qu’ils soient judiciaire, législatif ou exécutif. Au dessus des lois, elle est le véritable socle inviolable des droits et des libertés individuelles.

La constitution de notre cinquième république, si elle a conservé un peu du parfum des droits de l’homme et du citoyen de la révolution de 1789, n’a été écrite que pour servir la main mise d’un homme ou d’un groupe d’hommes sur toutes les affaires de l’état. En aucun cas elle ne garantit l’égalité devant la loi et l’égalité des droits entre tous les citoyens qu’ils soient simple quidam, député, juge ou président de la république. Elle confisque au peuple le pouvoir de faire la loi pour le confier à des représentants, privant ainsi l’immense masse des citoyens de tout moyen d’expression directe et résumant leur participation politique à choisir ses maîtres. Cette confiscation du droit du peuple, à décider de lui-même des lois qui s’appliquent à lui, conduit l’ensemble du corps social à une infantilisation sans fin et à la soumission aux élites.

Enfin le système électif qui vise à désigner ces mêmes élites engage les compétiteurs dans une lutte sans fin pour accéder aux postes de responsabilité. La compétition engendre toujours la violence qui ne sert jamais le bien commun. Ainsi une véritable guerre permanente est instituée entre les postulants et les installés. Seuls les plus rusés, les plus menteurs et/ou les plus riches gagnent. L’intérêt général est le cadet de leurs soucis. Ils ne rendent des comptes qu’à ceux qui ont financé leur campagne électorale. Le principe du tirage au sort développé en particulier par Etienne Chouard ( facilement trouvable sur internet) est une piste à débattre pour se débarrasser des vices inhérents au système électif.

Comment en sommes nous arrivé là ?

La constitution, ce texte fondamental qui aurait du graver dans le marbre le droit inaliénable du peuple à s’auto gérer n’a pas été écrit par le peuple mais par une élite intellectuelle et surtout politique dont le but, au sortir de la monarchie, n’était pas d’émanciper les citoyens mais bien de les diriger sans partage, convaincus qu’ils étaient de savoir mieux que quiconque ce qui était bon pour tous. La notion de « représentant du peuple » institutionnalise la délégation de pouvoir et fabrique notre impuissance. Si le texte constitutionnel est sensé être un rempart face aux potentiels abus des pouvoirs administratifs, cela implique que ces pouvoirs ne soient pas partie prenante de sa rédaction. La compréhension de ce principe est fondamental pour réécrire notre liberté.  Cette nouvelle constitution doit être émancipatrice et rendre à l’humain d’abord et au citoyen ensuite le pouvoir qui est le sien par nature : l’autonomie, le libre arbitre et l’expression de ce libre arbitre.

Comment en sortir ?

Se réapproprier la chose publique.  Il est temps de se mettre au travail car rien ne nous sera donné. Il y va de notre avenir, de notre développement personnel et de celui de nos descendants. La réécriture d’une nouvelle constitution et la refondation d’une république véritablement démocratique ne pourra  s’obtenir que par la volonté, le sursaut et le courage unis du plus grand nombre. Ce n’est que par l’implication collective et l’union autour d’une idée directrice fédératrice que nous serons assez puissants pour changer le système d’asservissement mis en place de longue date. La constitution est notre règle du jeu et tout le monde peut comprendre que la règle du jeu détermine le jeu auquel on participe. Si nous ne nous en mêlons pas elle nous sera toujours défavorable. Nous devons nous donner les moyens de nos ambitions. Les réseaux sociaux peuvent être un formidable et libre terrain d’échange et de construction. Chacun peut s’y exprimer en conscience. Il ne faudra d’ailleurs pas oublier d’inclure l’accès à ce nouvel outil dans les principes inaliénables de notre nouvelle constitution.

Suivez l’actualité dans les prochains jours ou mois car de nouvelles opportunités d’expression et d’échange devraient voir très bientôt le jour sur cette question. Soyons prêt à les saisir au vol !

Erik Gruchet, Saint Pierre le vendredi 12 septembre 2014

 

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