germe de conscience

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L’hommo-créator

Classé dans : Non classé — 9 juillet, 2012 @ 9:03

Dans la brise du matin, le bruissement des palmes vibre l’air d’un cliquetis d’étoffe
rigide. Les martins croassent et dans le lointain, le vrombissement d’un
hélicoptère annonce le départ des riches touristes vers le massif du volcan.
L’hiver austral a posé sa fraîcheur sur le parc. Le temps est suspendu au
réveil de la ville. L’odeur du café ramène à soi et, peu à peu, la conscience
perce la ouate de l’habitude de vivre. Qui suis-je ?

Je ne suis pas ce corps dont quelques heures auparavant, dans l’oubli du sommeil,  je n’avais qu’une inconscience résiduelle. Je ne suis pas mes peurs qui s’évanouissent par instant pour mieux revenir m’assaillir.
Je ne suis pas mes pensées qui me traversent en fulgurance avant de retourner
d’où elles sont venues. Je ne suis pas mes sentiments qui ne cristallisent en
« réalité » que sous la pression d’un mental assoiffé et insatiable.

Pourtant derrière la fenêtre de mes yeux, de mes oreilles, de mon odorat, de mon goût et
de la sensation de mes doigts sur le clavier patiente l’Etre, dont l’attention
inconditionnelle prouve la vigilance et suggère la présence légère. La ténuité
de l’Etre et son effacement amoureux dans ce que nous nommons « la vie
humaine » nous caresse avec une telle permanente douceur qu’il n’est
possible de l’entendre que dans l’absolue paix du cœur et le renoncement à la
volonté du mental.

L’Etre que nous sommes en Vérité, établi dans sa parfaite immortalité, n’est pas
pressé ! Se sachant créateur, il infuse d’amour chaque goutte d’eau pour
dissoudre le granit le plus dur. La coquille commence à fendre et de
l’intérieur de l’œuf, la lumière transpire déjà. Les rats, éclairés par
l’aurore naissante deviennent progressivement visibles et paniquent devant la
conscience de leur enfermement et le dévoilement de leur forfaiture. Mais la
lumière brille pour tous. Ils pourront eux aussi, sans doute, renoncer à leurs peurs
et à leur parasitisme pour s’établir dans l’opulence infinie de leur divinité
créatrice.

L’énergie libératrice vient de la connaissance de notre nature première. Nous ne sommes
ni rat, ni chat, ni mouton, ni loup. Nous sommes l’Hommo-créator, fidèle reflet,
dans le miroir de la matière, de l’Absolue Conscience. Aucune autorité
extérieure ne prévaut sur lui sauf à ce qu’il abdique sa couronne. Toute l’astuce
des parasites, qui sont aussi et malgré tout les catalyseurs de notre dévoilement,
a été de lui masquer cette Vérité. Chacun et tous, nous sommes à la fois la
créature et le créateur. Aucune occurrence n’est externe. Rien de ce qui
advient ou de ce qui est créé n’est autre qu’un plan conçu par notre essence
individuelle pour faire briller la lumière de la conscience et révéler la
puissance de l’Esprit. Chaque leçon de vie est choisie par notre Etre pour
donner à l’animal-égo l’opportunité de Voir et établir ici et maintenant, la
concrétisation de son plein potentiel. Chaque rencontre, de la plus douce à la
plus violente, est une coopération fraternelle pour faire advenir La Vérité :
nous sommes individuellement l’autorité suprême. Il n’y a rien au dessus, rien
à prier, rien à supplier, rien à espérer, rien à servir que notre Etre.

Toute délégation de pouvoir est abandon de Soi. Renoncer à être le souverain de notre
vie et le maître de notre destiné c’est renoncer à notre projet d’incarnation
et donc à appeler la mort. L’unique fonction de cette infinie mascarade cyclique
des réincarnations est de lasser notre patience d’ange afin de nous forcer nous
même à nous souvenir de notre puissance de Feu et de notre expérience d’éternité.

Ancrer par la peur une autorité à l’extérieur de Soi, comme l’établissent  les hiérarchies sociales, politiques, militaires ou religieuses, distille le poison insidieux de la perte de conscience et de l’abandon
de responsabilité. L’autonomie naturelle de l’humain est ainsi dévoyée rendant
difficile voir impossible toute coopération qui n’advient que dans un rapport d’échanges
justes et équilibrés. Ainsi la division, la soumission et le renoncement deviennent
la norme. Ainsi la séparation d’avec notre Etre est maintenue et le sceau de l’oubli,
scellé.

Dés la naissance, l’enfant humain est formaté à l’impuissance et  à la résignation. Elles tissent un voile
devant la conscience de sa vraie nature omnipotente et dessinent déjà le chemin
de sa déchéance future. Elles contraignent l’incorruptible puissance de l’Etre
à jouer le scénario de la passivité écrit par les usurpateurs. Cette
désorientation volontaire de la conscience humaine sert des intérêts étrangers.
L’abandon de Soi devient un mode de vie. La résignation et la fatalité sont
érigées en dogmes. La séparation du Ciel et de la Terre assure la division du royaume
et programme la fin de la partie.

Se tenir debout, sans filet, sans assurance, sur le fil de sa vie, force à la vigilance.
Cet acte volontaire d’attention rouvre la porte de la communion avec Soi. Les
réponses sont alors claires et sont celle de l’autorité suprême, hors de tout
compromis. Sûr de son immortelle puissance et de son abondance infinie, l’homo-créator
est alors un roi magnanime, un juge impartial, un amant attentif. L’autorité
suprême ne s’immisce que dans ce qui la concerne, au moment présent et avec la
précision du scalpel. La présence à l’instant est gage d’éternité.

La lumière vive du soleil évapore maintenant les gouttelettes de rosée. La conscience de la
souveraineté s’estompe comme s’estompent les étoiles derrière le bleu du ciel.
Le tohubohu de la cité des fous reprend peu à peu ses faux droits et m’entraine
dans son sillage anarchique. Je garde en mantras le secours de la devise de
notre île : « je fleurirais là où je serais porté » !

Erik Gruchet, Saint Pierre le 9 juillet 2012

 

Le Don

Classé dans : Non classé — 4 mars, 2012 @ 10:47

La brise légère du matin m’effleure et me caresse avec la générosité infinie du Don sans retour.

Aujourd’hui les elfes jardiniers ont fait pleuvoir par intermittence pour arroser le jardin d’Eden de notre Terre commune. La rosée perle sur l’herbe reverdie que le soleil éternellement naissant fait scintiller de mille diamants éphémères.

Par tous nos sens éveillés, nous sommes les réceptacles de ce Don permanent qu’il nous appartient d’interpréter et de transmettre en usant de notre créativité individuelle. La passivité n’est plus une option de vie dans un monde en remaniement permanent et qui plus est, depuis quelque temps,  en accélération constante.                  Le prochain pallier est à portée de souffle mais chacun est seul responsable des pas qu’il fait.
Chaque pas est signifiant, porte à conséquence et détermine le but.

L’abandon de souveraineté individuelle ne peut que mener la barque sans gouvernail sur les écueils dressés par ceux qui ont fait de la peur un mode de gouvernance et qui s’y accrochent avec toute la rage de leur haine
accumulée, bloqués qu’ils sont dans leurs habitudes millénaire de parasitisme.                                                      Mais la lumière ne peut être maintenue à jamais sous le boisseau et le canevas de leur manigance manipulatrice apparaît de plus en plus comme une évidence sous la pression éternellement renouvelée de la lumière des soleils associés.

La pression sans fin de ce Don de lumière destine pourtant, tout ce qui est,  à une communion créatrice. Nulle forteresse ne peut résister à l’éternelle succession de la brise légère du matin. S’il est possible en tirant des bords de remonter ce courant, le plus simple reste de naviguer en vent arrière, toutes voiles dehors avec pour seul horizon le point ou nous porte le souffle de lumière. L’intranquilité de la lutte et de la compétition n’est pas une fatalité. Un autre choix nous est quotidiennement proposé : celui du sens du Don.

Ce sens n’est en rien celui d’une privation ou d’un dépouillement individuel qui serait pratiqué dans un esprit d’abnégation sous tendu par la fausse croyance en une souffrance rédemptrice. Au contraire, il s’agit de
magnifier, tel un diamant aux mille facettes, la lumière reçue en la teintant de son reflet individuel. Ce Don là peut être permanent, facile et simple pour autant que l’on ressente puis que l’on transmette la généreuse permanence de la lumière. C’est là que la volonté du choix, réitéré en permanence, intervient.
La pureté et la propreté de nos facettes diffractantes doit être entretenues par un ménage conscient et quotidien jusqu’à s’intégrer à l’être. La beauté  du verbe n’est rien s’il ne fait l’objet en chacun d’une opération alchimique créatrice. Nous sommes les relais dans la matière de l’intelligence universelle qui compte sur la perfection consciente de chacun de ses membres pour une harmonie de son ensemble. Notre responsabilité ne peut pas être déléguée et notre mérite a le gout des fruits que, chacun, nous portons.

Le temps de la germination prend fin et voici que se précise le temps de la pousse des nouvelles consciences humaines. C’est le temps de la croissance. La vigilance est de mise pour attirer au dessus de son Soi un ciel
clément, des ondées régulières et des amendements nourriciers favorables à l’épanouissement des forces naissantes. Tant de substances toxiques et de pensées trompeuses sont répandues à travers une nourriture de masse industrialisée, des médias soumis à l’ancien régime le tout encensé  par un consumérisme vide de sens dont le but est d’induire l’indifférence générale autant que l’indifférenciation de chaque être humain. Nous sommes, chacun, l’aromate de notre soupe commune et si le sel perd son goût que resterait t’il pour éveiller les papilles de l’univers.

Erik Gruchet, Saint Pierre le dimanche 4 mars 2012.

« Pour chauffer les autres, il faut être chaud, pour
éclairer les autres, il faut être lumineux, pour vivifier les autres il faut
être vivant. Un vrai pédagogue doit émaner les qualités qu’il veut enseigner,
il faut qu’il sorte de lui quelque chose de contagieux, de stimulant,
d’irrésistible ! »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

La constitution Française de 2012

Classé dans : Non classé — 27 février, 2012 @ 7:25

« Cette nouvelleconstitution établit dans la réalité concrète le principe et les moyens du gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Les hommes naissentet demeurent libres et égaux en droits.

Le principe de touteSouveraineté réside essentiellement dans le peuple. Nul corps, nul individu nepeut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits
naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres
de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être
déterminées que par la Loi.

La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas
défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire
ce qu’elle n’ordonne pas.

La Loi est l’expression de la volonté du peuple souverain qui la vote à la majorité absolue. Tous les Citoyens ont le droit et le devoir de concourir personnellement à sa formation.
Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse.
Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes
dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre
distinction de race, de sexe ou de croyance que celle de leurs vertus et de
leurs talents.

La délégation de pouvoir est un abandon de citoyenneté. Les lois ne peuvent pas être votées par
des représentants du peuple. Ce pouvoir est le privilège inaliénable du peuple
souverain dans son ensemble. Le principe de l’élection est aboli car nul ne
saurait parler au nom de tous. C’est le sens qu’impose la réalité démocratique.

Chaque citoyen a le droit inaliénable de proposer au débat un texte de loi. L’accord de deux mille
douze citoyens est nécessaire et suffisant pour soumettre au vote populaire le
dit texte de loi.

Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon
les formes qu’elle a prescrites. Tout homme étant présumé innocent jusqu’à
ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter,
toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne, doit
être sévèrement réprimée par la Loi.

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions ou croyances pourvu que leur manifestation ne trouble pas
l’ordre public établi par la Loi.

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux
de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à
répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.

La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est
donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de
ceux auxquels elle est confiée. Pour l’entretien de la force publique, et pour
les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle
doit être également répartie entre tous les Citoyens, en juste proportion de
leurs facultés.

Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement par le vote, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer
la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

La gestion des différents corps administratifs se fait par un tirage au sort parmi ceux qui se
proposent et qui en ont les compétences techniques pour une durée maximale d’un
an. Leur contrat est non renouvelable. Il est procédé à la fin de chaque
mandature au contrôle stricte de l’absence d’enrichissement personnel. »

 

Ce court texte est largement inspiré de la déclaration des
droits de l’homme et du citoyen de 1789. Il en a été volontairement expurgé
tout ce qui a permis aux élites politiciennes et financières le dévoiement, à
leur profit particulier, de la philosophie des lumières. Le
mot de démocratie actuel est un mensonge sémantique ainsi que dans la réalité
des faits. Il s’agit d’une élitocratie élective qui méprise le droit essentiel
du peuple à voter les lois qui s’appliquent à tous. Ils ne s’imposent entre eux
que par le combat, la compétition et les coups bas. La dénonciation du système
n’est en rien une attaque personnelle envers les élus en tant qu’être humain. C’est
le principe de l’élection, directement apparenté à la compétition, qui est
responsable de la violence qui règne en politique et qui ne permet pas la
gestion sereine et objective de la chose publique. De plus la manipulation et
le contrôle de la marche du monde en est facilité pour les « grands
argentiers » qui n’ont à exercer leurs pressions et leurs marchandages qu’avec
une petite minorité de personnes en charge des affaires et aux mains des
quelles sont concentrés tous les pouvoirs.

Les gestionnaires de la chose publique doivent être tirés au sort parmi ceux
qui en font la demande et qui en ont les compétences, leur contrat doit être
court, non renouvelable et leur enrichissement personnel contrôlé en fin de
contrat.
Par contre le vote des lois dans une démocratie véritable est le privilège
inaliénable du peuple seul. Ce seul principe s’il est défendu et expliqué
suffira à effondrer toute les structures pyramidales établies par les
manipulateurs de l’actuelle caste dominante.

Ce texte est soumis au débat et aux propositions constructives
de tous ceux qui souhaitent vivre en Homme
libre et responsable. S’il ne souhaite rien imposer, il a le mérite de
poser une première pierre bien équarrie pour la construction d’une humanité
renouvelée et  consciente de son pouvoir
créateur.

Erik Gruchet, Saint Pierre le samedi 25 février 2012

La nouvelle politique

Classé dans : Non classé — 18 février, 2012 @ 12:58

Nous prenons ce mot dans son sens étymologique grec de Politikos qui indique le cadre général d’une société organisée dans un but de développement commun. Bien qu’apparenté, ce mot est très nuancé en comparaison de l’autre mot grec Politikè, ou art politique qui se réfère à la pratique du pouvoir, c’est à dire aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir. La nouvelle politique est celle de la construction coopérative du cadre favorisant le bien commun et n’a rien à faire avec la lutte engendrée par la compétition qui corrompt et dévoie tous ceux qui la pratique. Le schéma de penser martelé par la compétition induit automatiquement la violence qui finit par amener la guerre. La compétition divise quand la coopération fédère. L’âme de la nouvelle politique est la coopération entre individus également responsables et qui décident ensemble par le débat puis par le vote de la loi et des règles qui s’appliqueront à tous, avec la même équité et sans aucune exception. La nouvelle politique ne se délègue pas et est incompatible avec le principe de l’élection. Le principe de « l’élu » qui décide pour tous les autres est un principe archaïque issu de la domination du plus fort ou du plus habile, trop rarement du plus sage, sur « la masse populaire » dont on postule qu’elle est incapable d’autogestion et que de fait, on maintient dans l’ignorance et la dépendance.

Avec l’éveil des consciences en cours sur notre planète, la délégation du pouvoir sera bientôt anachronique. Le travail principal qui reste à accomplir pour intégrer la nouvelle politique à nos sociétés est un travail de déconditionnement des individus. Chacun peut juger de tout en âme et conscience si on lui accorde le temps de la réflexion et si on lui présente les arguments et contre arguments nécessaires.

L’individu, quand il s’agit du quidam, est toujours présenté comme faible, dépendant et soumis aux aléas de la vie et du « destin ». Pour « l’élu » qui pourtant n’est qu’une femme ou un homme comme les autres, comme par magie ce principe ne s’applique pas car il est investi d’un « grâce toute particulière » ! Il est en fait investi d’un mandat déterminé par une caste dominante qui force argent et manipulation médiatique achète ses talents d’orateur et d’acteur politique.

Il n’existe pourtant pas d’humain qui soit supérieur ou inférieur. Nous sommes tous différents et chaque individu a sa propre sensibilité, son autonomie créatrice et son libre arbitre inaliénable. Nous sommes tous l’incarnation d’une conscience qui de part sa présence ici et maintenant a son intérêt et sa fonction dans la bonne marche du devenir commun. Cette conscience est la cause première de tout ce qui est. Elle n’est pas récusable et lui nier son pouvoir créateur et de décision est une injure faite à la vie dans la diversité de son expression.

La paix sociale ne pourra être retrouvée que par la participation de chacun à l’élaboration des règles qui régissent la vie en société. Les points de vue particuliers sont toujours défendus par des Lobis d’intérêts particuliers quand les points de vue communs ne peuvent émerger que de la consultation de tous. Ils bâtissent alors un compromis qui, s’il n’est pas une vérité absolue, a au moins le mérite d’établir un pont, un passage que tous acceptent d’emprunter ensemble. C’est cette cohésion qui est facteur de progrès et permet d’assembler les énergies pour construire un avenir commun.

En cela l’élection présidentielle française qui s’annonce n’est que la continuation de la parodie de démocratie qui se joue depuis trop longtemps dans notre pays. Les roitelets assoiffés de pouvoir et jouant de leurs beaux discours flatteurs se bousculent au portillon de notre monarchie élective. Un seul candidat propose de changer de république et de réunir au lendemain de son élection une assemblée citoyenne pour refonder les principes de la constitution qui régit notre vie en commun et notre participation à bonne la marche de la société. Même s’il était élu, ce qui devant le blocus général du système en place parait encore peu probable, même dans ce cas rien ne sera gagné. La prise de pouvoir et l’indépendance personnels ne sont pas le résultat d’un vote mais d’une réappropriation au quotidien du débat et du choix politiques par chacun. Il faudrait, pour motiver les troupes, que soit inscrit dans cette nouvelle constitution l’instauration d’un Salaire Universel Citoyen, versé à chaque française et à chaque français en âge de voter . Le versement de ce salaire universel citoyen ( SUC) serait soumis à une participation obligatoire à la vie publique, aux débat et aux votes. Les moyens de communications modernes offrent déjà avec quelques aménagements la possibilité de cette créativité et de cette interactivité.

Pour ce qui est du candidat en question vous trouverez bien, en suivant la campagne en cours, qui souhaite conserver le système monarchique de la cinquième république et celui qui souhaite véritablement rendre au peuple sa souveraineté.

Que naisse la république des consciences.

Erik Gruchet, Saint Pierre, le 18 février 2012

La voie royale

Classé dans : Non classé — 9 février, 2012 @ 2:13

La voie royale la-voie-royale

Le parcours de la peine, de la souffrance et la crispation sur l’objectif qui consiste à assouvir laborieusement nos besoins matériels et émotionnels est un chemin long et escarpé, fait de petits plaisirs et de grandes chutes. Il est l’ancienne voie conditionnée par les millénaires passés et dessinée par les élites dominantes dans le but de contenir l’éclosion et l’épanouissement de l’Etre en chacun. La route « serpentante » de l’effort, de la sueur et des larmes, si elle n’est pas obligatoirement une impasse, n’est pas non plus la voie royale. La peur est le marqueur de cet ancien  chemin de contrainte et de doute. Cette peur est le poids artificiel greffé à notre cœur énergétique par la violence des dominants. Etant soit dépourvus, soit insatiables de cette source inépuisable, ils ne survivent « éternellement » que par le parasitisme de l’énergie première que l’humanité incarne encore maladroitement.

Vivre la pleine conscience en chaque cellule, en chaque geste, en chaque pensée provoquera l’ouverture de la voie royale. C’est la voie de l’Etre créateur. C’est la voie du choix et de la réalisation.

Cette voie ne peut cohabiter avec le sentier hasardeux tracé pour les moutons. Ce n’est pas non plus celle du loup qui par la ruse ou par la force a l’illusion d’être au dessus de la mêlé.

La voie royale sonne comme un concerto de Jean Sébastien Bach, libre, intelligent, empreint d’une majestueuse sérénité comme d’une sensibilité incisive. Elle brille comme le soleil de midi qui efface toute ombre. Elle n’est soumise à aucun dictat extérieur à l’individu qui l’incarne. Elle ouvre l’espace temps avec la fulgurance de l’éclair et permet l’accomplissement instantané de la mission choisie par chacun. Le frisson d’échine, qui signe le contact avec ce chemin rectiligne, donne à celui qui l’interprète le pouvoir absolu sur sa vie. La majesté de l’Etre ne connaît aucune dépendance. Elle infuse de son aura le milieu traversé de sorte que ceux qui croisent cette route s’en trouve naturellement réjouis. Cette attitude souveraine attire à elle tout ce qui lui est utile. L’univers entier conspire alors en secret au partage de sa puissance génératrice. De sa main droite l’homme d’aujourd’hui, en 2012, peut saisir le fruit de cette connaissance et répandre ses propres bienfaits sans peur ni calcul car l’abondance ne saurait alors lui manquer. C’est l’anti crise absolue qui stupéfie les incrédules et révulse les manipulateurs de plus en plus inquiets quant à l’avenir de leur main mise.

Dans le nouveau paradigme de la voie royale, la matière environnante n’est pas de même densité que dans le chemin passé du préétabli. Sa malléabilité obéit à la précision et à la netteté de la conscience. Le temps de la manifestation est considérablement raccourci et les changements adviennent au rythme de la reprise en main du pouvoir personnel de chacun. L’expérimentation directe et personnelle de la vie est créatrice quand l’obéissance aux préétablis du passé est sclérosante.

La voie royale est révolutionnaire est incompatible avec toute délégation de pouvoir. La politique politicienne n’aura plus d’objet et disparaîtra. Les structures pyramidales du pouvoir ne tiennent que par la soumission de leur base : elles s’effondreront toutes malgré les crie d’orfraie des belles personnes qui se croyaient en sécurité au sommet. La voie royale établi une communication directe et symbiotique entre le corps physique et l’Etre qui l’anime : la maladie sera oubliée et le corps resplendira.

La coopération de deux individus cheminant de concert sur cette autoroute de vie sera démultiplicatrice de bienfaits. La contagion sera exponentielle. L’ancienne voie souffreteuse sera naturellement abandonnée comme fut délaissée en son temps la lampe à pétrole devant la magie de la fée électricité.

Erik Gruchet.

Saint Pierre le jeudi 9 février 2012

La république des consciences

Classé dans : Non classé — 3 février, 2012 @ 8:10

Nous faisons tous partie prenante de la Terre et de sa matrice recyclante. En cela nous sommes unis, qu’on en soit conscient ou non.  Cette unité matricielle fait de toutes les femmes et de tous les hommes de cette planète des sœurs et des frères. Cette fraternité, gravée en France sur tous les frontons de nos édifices publiques, est notre état de nature, n’en déplaise aux haineux qui souhaitent trier les êtres humains en fonction de leurs cultures, de leurs revenus, de leurs croyances ou de leurs couleurs de peau. Embarqués sur le même vaisseau spatial Terre, nous sommes engagés ensemble dans un destin commun. Nul ne survivrait à la destruction programmée de notre écosystème. La prise de conscience de ce simple fait met en évidence la nécessité d’une action politique planifiée, visant au bien commun et répondant naturellement à un instinct de conservation.

Les intérêts particuliers ou de caste sont parasites de l’œuf qui les porte.  Si le bien être personnel doit être recherché, il ne saurait s’établir contre l’autre ni au détriment de notre mère la Terre. Le néo-capitalisme libéral agonisant qui domine encore le monde est l’instrument, le bras armé de cette vision parasite. Il concentre les pouvoirs et les capitaux aux mains d’une minorité privée du sens du bien commun et enchainée à l’esprit de compétition. Il doit être éradiqué des consciences comme de tous les systèmes organisationnels de la société. On doit lui substituer d’urgence une vision coopérative de la vie en société ou l’abondance des biens et des richesses sera équitablement partagée et ou les productions répondront aux besoins véritables, liés au développement de tous et au bien être de chacun.

 La souffrance de notre planète Terre, sucée de son sang, dépouillée sans discernement de ses forêts, pillée et polluée dans ses mers, affamée dans ses populations, décimée et dépecée dans son monde animal, cette souffrance est aussi la notre. Elle n’est plus acceptable et le dard du capitalisme libéral doit être retiré de sa chair. Cette opération ne sera pas indolore tant le venin guerrier de la compétition a pénétré profond les esprits et les tissus de nos sociétés. L’antidote est la conscience. La conscience de soi faisant partie du tout, la conscience de l’autre comme étant semblable à soi, la conscience de la coopération comme démultiplicatrice de l’efficacité dans l’action,  la conscience de la Terre comme étant notre mère commune, la conscience des océans comme ayant le gout commun de nos larmes.

L’engagement de planification écologique proposé et développé par « le Front de Gauche » que mène, avec  talent et grand sérieux, le candidat aux futures élections présidentielles, jean Luc Mélenchon, cette engagement est un impératif pour un monde pacifié et enfin délivré des errances égoïstes de la finance insatiable. Le monde est notre espace commun de vie. Il n’est que temps de chasser les marchands du temple et de rendre à la Terre tout l’amour qu’elle nous porte. Le respect des espaces environnants et de tous les êtres qui y vivent, humains ou non, doit prévaloir sur la rentabilité des systèmes de production. Respecter c’est connaitre et aimer. Connaître les besoins et aimer  ceux pour qui l’on produit. La relocalisation ou la proximité des systèmes de production pour les biens de consommation courante permettent la connaissance du marché, l’efficacité et l’adaptabilité aux besoins. Elle évite les gaspillages de toutes sortes et les pollutions stupides dues aux transports planétaires.

A l’échelle de la nation, l’établissement d’un plan global directeur pour une mutation écologique des outils et des modes de production est la solution la plus pragmatique et la plus efficace pour répondre à l’urgence de la situation. La simple multiplication des initiatives individuelles ne suffirait pas à inverser radicalement la tendance compétitive autodestructrice en cours. Cette « planification écologique », pour être pratique et efficace doit rendre aux paysans, aux villageois, aux citadins et aux citoyens le pouvoir de choisir en âme et conscience ce qu’ils estiment répondre le mieux au mode de vie qu’ils choisissent et aux besoins qu’ils expriment. La « planification écologique »  est indissociablement liée  à la refondation d’une république coopérative ou l’expression de chaque citoyen sera prise en compte. Le référendum d’initiative populaire doit être la règle pour insuffler au mouvement l’énergie révolutionnaire nécessaire à la mutation sociale et à la métamorphose des systèmes productifs.

Que naisse et vive la république des consciences !

Erik Gruchet, Saint Pierre le vendredi 3 février 2012.

Sortir de la lampe

Classé dans : Non classé — 30 janvier, 2012 @ 11:53

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Nous sommes la cause première de l’apparente réalité du monde dans lequel le corps humain que nous chevauchons est  plongé. Nous sommes individuellement et collectivement l’Energie créatrice de ce monde.

Ce monde d’apparence, que l’on qualifie de réalité matérielle commune, est la manifestation holographique d’une matrice, rêvée par l’orientation  focalisée des esprits individuels engagés dans un destin collectif. Tel le génie de la lampe d’Aladin, les esprits individuels y ont été, depuis la nuit des temps, enfermés par le dessin d’une forme sonore. Les concepteurs de la partition qui sont également les exploitants de la matrice ont ainsi pu apprivoiser une forme d’énergie inépuisable et éternelle que constitue l’Esprit Source.

Ce que nous sommes véritablement est de cet Esprit Source qui s’est offert en capture comme s’offre l’inépuisable et incorruptible joie d’être : sans apriori et sans crainte d’aucune sorte. La trompeuse illusion de mort qui sert de garde corps aux limites de la « Lampe d’Aladin »n’a pour finalité que d’entretenir artificiellement la peur et le doute dans la prison fleurie des sens.

Mais rien de cela n’est définitif car l’emprisonnement artificiel de l’Esprit Source ne peut être maintenu que par des manipulations incessantes, des adaptations permanentes du moule et allant sans cesse crescendo dans le rythme. C’est l’unité  qui  caractérise l’Etre où finissent par se fondre tous les champs de force. Tôt ou tard l’homogénéité de la conscience sera retrouvée, sans effort, par simple effet osmotique. L’étanchéité du système de contrôle donne déjà des signes de fuite et les éveils des consciences qui pointent dans les actualités des nations en sont les prémices. Les maîtres de l’illusion qui nous gouvernent le savent, rongés qu’ils sont pas la peur de la pénurie énergétique qu’engendrerait pour eux notre libération. C’est notre isolement artificiel d’avec la Source qui assure la polarité créatrice de l’énergie dont ils vivent en parasite.

Comme le génie de la Lampe d’Aladin, nous attendons plus ou moins patiemment qu’une main extérieure frotte le métal illusoire de notre prison pour nous en faire sortir.  C’est l’option commune entretenue par les religions, les systèmes politiques et sociaux pyramidaux, les systèmes monétaires et financiers centralisés, les mécanismes biologiques de reproductions qui induisent les hiérarchies familiales et claniques.

Mais quel est le pouvoir de ces structures artificielles face à l’insaisissable intelligence créatrice de la source ? Le pouvoir que nous nous résignons à leur laisser, par oubli de notre nature véritable, par paresse de redresser notre échine, par confort adipeux, par lassitude et sans doute principalement par peur de perdre ce que de toute façon nous perdrons.

Si l’amour est notre étendard nous  devons être physiquement le glaive acéré qui perce le voile de l’illusion.

Comment tolérer pour ses enfants l’oppression organisée et sans cesse reconduite du genre humain ? Comment abandonner son pouvoir de décision individuel à un système politique centralisé et électif qui dévoie par nature le sens même du mot de démocratie? Comment accepter, pour l’esprit de grâce qui nous anime, les limitations visqueuses d’un moule précontraint et mortel ? Pourquoi renoncer à l’autonomie et à la liberté créatrice infinie ? Pourquoi soumettre la majesté de notre Etre aux fausses autorités extérieures ? Pourquoi entretenir la mort quand seule existe la vie ?

L’amour est le feu de l’Esprit Source. Il n’est pas le sentiment fragile et versatile que le sens commun dévoyé lui donne. Il est la puissance en expansion de l’univers. Il est la violence de l’ouragan qui arrache ses miasmes morbides aux pensées sclérosées des serviles. Il est l’implacable vérité de l’Etre par rapport à la mesquinerie dérisoire de l’avoir. Il est l’éclosion sans concession de la vie sur les immondices de nos peurs.

 L’amour toujours est efficace. Il est sans compromis. Incarnons-le dans notre chaire, dans nos actes, dans nos paroles et dans nos pensées. Reprenons la main sur ce monde en abandon qui espère en nous comme le veilleur espère l’aurore.

Erik Gruchet, Saint Pierre le lundi 30 janvier 2012.

 

 

Au royaume des aveugles…

Classé dans : Non classé — 22 janvier, 2012 @ 1:47

 

Au royaume des aveugles…  bénitier-205x300

Tant qu’elle n’est pas  expérimentée, la  liberté n’est qu’une idée, un symbole, un concept. Elle ne peut être déléguée.  Pour être, elle doit être exercée individuellement.

La nature du système politique dans lequel notre aveuglement, notre faiblesse, notre paresse ou notre lâcheté nous ont enfermés est la cause première de l’impasse dans laquelle la société est collectivement conduite.

Ce n’est pas les dirigeants  qu’il faut changer si l’on souhaite ouvrir de nouveaux horizons, c’est le principe organisationnel du système qui doit être métamorphosé. Le principe de l’élection, le choix du meilleur ou du plus habile pour « guider » le reste de ses « con »citoyens est un principe absolument contraire à la liberté de choix individuel. Ce principe est opposé à celui de la démocratie. Il est une injure à ce que nous sommes en vérité : l’incarnation d’une énergie consciente et partagée avec tout ce qui vit, s’exprimant sous de multiples formes et ayant chacune leurs  importances, leurs beautés et leurs fruits propres.

Le monde social dans lequel nous survivons et où nous luttons a été organisé depuis la nuit des temps pour asservir le plus grand nombre aux volontés dominatrices des plus puissants et des plus habiles. Il est bâti comme les œillères des chevaux qui forcent la vision unidirectionnelle.

Le système aristocratique qui dirige le monde aujourd’hui  est un contre sens qui mène au chaos. Le choix d’un « élu » qu’il soit autoproclamé ou choisi par le plus grand nombre est incompatible avec le modèle universel de la vie. Ce modèle universel peut se plier un temps au carcan de cette erreur mais plus le temps passe plus la tension monte jusqu’au nécessaire seuil de rupture. Qu’on en soit conscient ou non, la vie est autonome, sans frontières et individuellement créatrice. Le but de la vie est d’intégrer la pleine et entière conscience dans la matière sous toutes ses formes. Ce but ne peut être délégué. Chacun n’existe que pour assumer cette fonction : l’intégration de la conscience, qui est le fondement de la joie de vivre. Tout système ou individu oublieux de ce principe directeur universel est voué à sa perte. Rien ni personne ne peut remonter longtemps ce courant impétueux !

Le mélange d’oligarchie et d’aristocratie qui a été grossièrement maquillé sous le terme de « démocratie moderne » n’a aucun avenir. Il confisque aux individus leur expression souveraine qui ne peut grandir que par la pratique quotidienne. Il déresponsabilise le citoyen en lui faisant croire que les affaires du monde ne peuvent être  gérées que par des spécialistes rois formatés à cette fonction. Il violente le sens de la vie ce qui le voue à l’auto destruction. Le pseudo choix « démocratique » que constitue, dans ce cadre, l’élection présidentielle française à venir, ne vise qu’à entretenir la délégation du pouvoir personnel et citoyen. Il n’est qu’une adaptation du système féodal pyramidal au rythme du temps qui va crescendo en proportion avec la pression libératrice inéluctable de la vie. En France les rois ne le sont plus à vie mais pour cinq ans.

Une autre voie doit être inventée pour sortir de cette impasse. Elle doit nécessairement prendre naissance à partir de la réalité de ce qui est maintenant, c’est-à-dire le système vicié faussement démocratique ou nous nous sommes laissés  enfermer. L’élection présidentielle à venir peut être le point de départ de la construction d’un nouveau système social coopératif. Parmi tous les candidats au titre de « roi de France », un seul propose d’abandonner sa couronne et de refonder la république au lendemain de son élection grâce à la convocation d’une assemblée constituante. Elle devra nécessairement être composée de représentants des citoyens dans leur grande diversité. Cette assemblée est destinée à réécrire les textes fondateurs d’une société basée sur le bien commun et la coopération entre les individus. Cet unique candidat qui propose de rendre au peuple souverain son pouvoir décisionnel est Jean Luc Mélenchon. Les autres candidats ne visent qu’à améliorer le système centralisateur en place, chacun avec leur point de vue et leur sensibilité personnelle ou de caste. Autant mettre un pansement sur un membre nécrosé !

Cette élection présidentielle à travers ce candidat providentiel est l’ultime chance offerte à la France de rallumer les lumières du mouvement de 1789. Passé cette année et cette chance, le système, dans sa folie centralisatrice des capitaux et des pouvoirs, nous aura tous entrainé à notre perte. Je garde l’espoir d’un éveil in-extremis des consciences malgré l’abrutissement médiatique en cours.

En cas de succès  et pour la réussite de cette refondation du système social, il me parait indispensable que cette assemblée constituante ne soit pas sujette à l’élection mais au tirage au sort. Il a fait ses preuves dans l’antique Athènes (voir sur la toile les travaux d’Etienne Chouard). En effet il n’est pas possible de demander à des spécialistes nourris du vieux système de réinventer un monde coopératif qui saperait les fondements de leur propre pouvoir. C’est un conflit d’intérêt insoluble.

Tous mes vœux et encouragement, en ce début d’année, vont à ceux, connus ou sans nom, qui souhaitent vivre debout, qui décident de prendre en main leur à venir et qui tenteront le risque de la créativité pour le bien commun.

Cordialement , Erik Gruchet.

Saint Pierre le dimanche 22 janvier 2012.

L’aube naissante

Classé dans : Non classé — 30 juillet, 2011 @ 7:35

Dans l’aube naissante de ce cinquième jour les tenailles crispées de la Domination cèdent en grinçant devant l’œil curieux et émerveillé de l’enfant roi. Le lâcher prise gracieux libère les tensions qui brimaient l’expression du cœur énergétique. L’Homme neuf nait à lui-même en surprise de sa propre découverte. Dans un silence suspendu, la nature attentive se réjouit de sa venue. Avec la lumière pâle du petit jour, les teintes sont encore incertaines mais la netteté des forces de vie ne laisse plus place au doute. Le bouton de rose s’entrouvre et ses premières fragrances embaument déjà tout l’air environnant.

C’est la joie du don qui attire vers la nouvelle humanité les conditions nécessaires et indispensables à son accomplissement. En cette cinquième journée, le seul risque à prendre est celui de l’offrande : gratuite, riante, généreuse et belle. Elle sera la matrice du monde nouveau. Le bonheur du don sincère et sans attente est un frisson d’échine qui ouvre le canal vertébral de la communication directe avec l’énergie du tout.

Il ne s’agit pas là d’un chèque en blanc à signer pour de « bonnes œuvres » déléguées, il s’agit de la jouissance du don. Le temps que l’on se donne généreusement pour respirer, par trois fois et par le nez, l’air vivifiant environnant, le regard sans jugement que l’on pose avec affection sur l’autre, le partage d’une tâche joyeuse pour construire un instant de vie. Investir sa grâce et son talent dans l’épanouissement de l’être créatif et détourner les flux spéculatifs de la folie de l’avoir lourd va prendre tout son sens et toute son efficacité. Plus que jamais « qui veut sauver sa vie, la perdra ».

Les habitudes de captation et de capitalisation signent la peur et causent le manque qui vient à postériori les justifier en apparence. Ainsi depuis des millénaires furent entretenues les pratiques dites « sages » de la fourmi en opposition à la vie directe, musicale et sans calcul des cigales. Devant la panique de l’incendie voilà les fourmis qui tentent de convertir leurs monnaies de papier en or. Vain réflexe et vielles habitudes du vieux monde agonisant : l’information que le métal jaune contient ne nourrit pas et pire encore, elle cristallise les peurs et les violences des siècles passés.  

Seule la création attentive, lucide et joyeuse, qui est don de soi dans l’instant présent, pourra lever dans la terre du cinquième jour. Elle seule fera sens, c’est à dire qu’elle fera germer sur sa trajectoire l’information mutagène de la joie. Toute modification dans l’information produit une modification dans la forme : ce que l’on sait nous change ! Cette mutation informationnelle, la connaissance pratique de l’opulence énergétique incommensurable de l’univers qui est le don perpétuel par excellence, cette connaissance sera cause de la disparition de toute peur, de tout moyen de pression pour les dominants et se traduira par un changement dans la forme : la manifestation du corps de l’Homme Christique, maître du temps et des éléments.

« Et voici que je fais toute chose nouvelle ». Tout ce qui sera guérit en moi par la prise de conscience sera guérit en l’autre et dans le monde. Quel développement exponentiel dans l’efficacité de l’action sachant que les conditionnements névrotiques stockés dans la mémoire collective sont par définition communs à tous et finalement assez réduit dans la variété : nous avons tous les mêmes peurs, les mêmes désirs, les mêmes manques liés à la polarité de notre point de vue. Ce que chacun réussira à guérir absolument en lui, il le guérira en toute l’humanité par la grâce du don interactif.

Le jour se lève. Réveillons nous de ce triste sommeil millénaire. La puissance créatrice du don n’attend plus que le consentement actif de notre interface individuelle pour matérialiser sa volonté sur la Terre comme elle a été parfaitement déjà établie dans le Ciel.

Erik Gruchet, Saint Pierre le samedi 30 juillet 2011.

L’heure de vérité

Classé dans : Non classé — 10 juillet, 2011 @ 5:48

Les expériences en physique quantique depuis un siècle ont teinté la connaissance scientifique d’un principe d’incertitude quant à la nature de la réalité qui nous entoure. Pour l’infiniment petit, comme l’ont montré les expériences désormais célèbre du « Chat de Schrödinger » ou de « la fente de Young » c’est l’interférence de l’observateur qui influe sur l’état de la « matière ». Elle semble baigner dans une improbable « potentialité » quantique à la fois ondulatoire et corpusculaire qui ne se détermine que sous l’œil de la conscience : l’observateur brise la fonction d’onde par le simple fait de son observation. 

Il se trouve que la réalité qui nous est visible, est constituée des mêmes « briques » que l’infiniment petit : « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». La séparation des physiques modernes n’est que le résultat de leur impossibilité technique à analyser et à intégrer la nature immanente de la conscience créatrice. Comme le dit si bien le philosophe Eckart Tolle :  « La perception directe, de première main, de ce qui est, est le point d’impact de la conscience sur la réalité environnante. Cette perception directe est une observation agissante. Par la neutralité photographique du constat de ce qui est, la lumière de la conscience mute l’illusion en vérité. » 

« Le Projet de Conscience Globale, né en 1998, est un effort collectif d’ordre international impliquant un nombre toujours grandissant de chercheurs (actuellement au-delà de 75 scientifiques de renom provenant de plus de 41 pays) et ayant pour but d’explorer la possibilité de valider scientifiquement, à l’aide de générateurs de chiffres aléatoires, l’existence d’une conscience collective humaine ainsi que ses sautes d’humeur ». (lien : http://libre-arthur.blogspot.com/2011/03/conscience-globale.html  ) . Les résultats de cette expérience toujours en cours démontrent l’impacte des émotions collectives sur des instruments de mesure statistique aléatoires. Mieux encore les résultats des mesures varient significativement avant que ne se produisent des évènements à l’échelle planétaire ce qui montre, pour le moins, la prescience de la conscience et pourrait corroborer son impact créatif sur la réalité. 

Le projet Web Bot, co-créé à l’origine dans les années 1990 par Cliff High, ainsi que son associé George Ure pour prédire les variations des cours de la bourse se sert quant à lui de l’ensemble des textes, blogs, commentaires diffusés sur internet pour établir un certain nombre de tendances, voir de prédictions. Elles sont sujettes certes à interprétation, mais des conjonctions troublantes avec les évènements contemporains se produisent. Cette technique balaye systématiquement toute la toile avec des robots autonomes qui pistent des mots ou groupes de mots et les retranscrivent en un langage numérique facilitant leur traitement informatique de façon à dessiner la figure d’un « inconscient » collectif ou plus exactement d’une conscience collective qui serait agissante et créatrice du futur de l’humanité et de son environnement. 

Toutes ces approches expérimentales nouvelles vont dans le sens des anciennes traditions ésotériques qui font de la conscience le préalable à la création. Si cette voie est validée par la pratique et en quelque sorte confirmée par les fabuleuses possibilités de calcul de nos ordinateurs contemporains, alors l’apparence immuable ou tout au moins incontrôlable de la réalité du monde s’efface. Le destin et la fatalité perdent leur caractère  inéluctable pour laisser place à la responsabilité active des consciences individuelles et collectives. 

Alors, ce que l’inconscience manipulée à pu produire de violence, de peur et d’injustice peut être renversé par l’intention consciente focalisée et soutenue d’une humanité éveillée à son nouveau pouvoir. La connaissance de ce nouveau paradigme, le passage de l’état de victime impuissante à celui de la conscience individuelle et collective co-créatrice de la réalité, cette connaissance associée à la soif de liberté suffirait instantanément, si elle était comprise et vécue, à briser toutes les chaines qui nous lient depuis des millénaires aux dessins sombres de soumission des maîtres de l’ombre. Il s’agit sans doute de « la foi qui soulève les montagnes » décrite dans les textes anciens, le terme de foi étant pris dans son sens de certitude intime d’une vérité pratique et éprouvée et non d’une croyance magique externe. 

Accepter individuellement et collectivement le risque de la responsabilité créatrice est la force révolutionnaire nécessaire et suffisante pour faire émerger l’Homme nouveau. Le temps presse. La matrice Terre est en fin de gestation. Tous les cycles ont un accomplissement. Pour accoucher au monde qui nous sommes en vérité, le volte face de la prise de conscience est impératif et urgent. Il doit viser activement le bien commun et le meilleur pour tous car la passivité préfabriquée et égo centrée de la société de contrôle mène à une impasse dégénérative certaine. Nous sommes le sel de la terre. Elle compte sur nous pour dégeler la banquise d’inconscience et libérer l’eau vive de l’amour créateur. 

Erik Gruchet, Saint Pierre le dimanche 10 juillet 2011. 

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